Le réseau FRANCIM

Dernière mise à jour :  21/03/2014

Les registres des cancers en France

Les premiers registres français ont été créés à partir des années 1975 sur des initiatives individuelles dans un double objectif de surveillance et de recherche. En 1986, la création du Comité National des Registres (CNR) a permis d’inscrire les registres dans une politique nationale de santé publique et de recherche. Les registres des cancers généraux et spécialisés qualifiés par le CNR se sont alors regroupés en association en 1991 au sein du réseau français des registres de cancer, FRANCIM (France Cancer Incidence et Mortalité).

Ce réseau a pour objectif d’harmoniser les pratiques d’enregistrement, de coordonner et de faciliter les travaux réalisés par les registres de cancer existants, de fournir à la communauté les indicateurs épidémiologiques utiles à la connaissance et à la prise en charge des cancers en lien avec différents partenaires institutionnels.

Les registres généraux

Les 14 registres généraux métropolitains couvrent 19 départements français : Bas-Rhin, Calvados, Doubs et territoire de Belfort, Gironde, Haut-Rhin, Hérault, Isère, Loire-Atlantique et Vendée, Manche, Somme, Tarn, ainsi que la zone de proximité de Lille, les 4 départements de Poitou-Charentes (Charente, Charente-Maritime, Deux-Sèvres et Vienne) et un des départements du Limousin (Haute-Vienne). Ils couvrent actuellement environ 24% de la population.


Ces registres sont complétés par 2 registres généraux outre marins (Guyane et Martinique). Le registre de Guadeloupe est en cours de qualification.

Les registres spécialisés

Qualification des registres

Chacun des registres de ce réseau est évalué tous les 4 ans par le Comité National des Registres (CNR) dans le cadre de la procédure de qualification qui porte sur leur qualité, leur intérêt pour la santé publique et la recherche et leur opportunité par rapport à la politique nationale développée dans ce domaine.

Une base commune à tous les registres

Le réseau FRANCIM a pour objectif de coordonner des travaux utilisant les données collectées par ses registres. La base commune est gérée par le service de biostatistique des Hospices Civils de Lyon. Elle est actuellement administrée par un comité de pilotage quadripartite regroupant le réseau FRANCIM, les Hospices Civils de Lyon, l’Institut national de la Veille Sanitaire (InVS) et l’Institut National du Cancer (INCa). Dès sa création, cette base a permis la réalisation d'estimation d’incidence au niveau national et régional ainsi que des études sur la survie grâce au soutien de la Ligue nationale contre le cancer. Le maintien de cette base et son utilisation ne sont possibles que moyennant une garantie de qualité des données qui impose une transparence sur sa construction pour les utilisateurs potentiels. Cette transparence repose sur une harmonisation des méthodes d’enregistrement et de codification, travail indispensable rendu possible grâce au réseau FRANCIM.

Le service de biostatistique des HCL

Le service de Biostatistique des Hospices Civils de Lyon (HCL) collabore avec le réseau FRANICM et gère depuis 1999 la base commune des registres des cancers, réunissant l’ensemble des données des registres du réseau FRANCIM et assure sa mise à jour. Il assure, en partenariat avec le réseau FRANCIM, les développements méthodologiques concernant les méthodes d‘estimation de l’incidence et de la survie, et en assure la production.

Production de données d’incidence

Les registres généraux métropolitains sont à l'origine de toutes les données d'incidence du cancer produites en France au niveau national (Belot A et al. Cancer incidence and mortality in France over the period 1980-2005. Rev Epidem Sante Publ. 2008 Jun;56(3):159-75), régional et départemental.

L'institut de Veille Sanitaire (InVS) diffuse sur son site internet les données issues de FRANCIM, qui sont réactualisées régulièrement :