Pollution atmosphérique et santé

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L’essentiel

► L’existence de liens entre pollution atmosphérique et santé est aujourd’hui scientifiquement établie, même pour des concentrations de polluants inférieures à celles enregistrés lors de pics de pollution. Les pathologies associées à la pollution atmosphérique sont essentiellement des pathologies respiratoires (y compris allergiques) et cardio-vasculaires. Et, bien que le risque individuel soit faible, l’impact de la pollution atmosphérique constitue un enjeu important en termes de santé publique, car l’ensemble de la population y est exposée. D’où l’importance de la surveillance permanente de la qualité de l’air extérieur et de l’information du public assurées par un réseau des associations agréées.
Depuis de nombreuses années, les concentrations de polluants ainsi mesurées dans l’air sont plutôt stables ou en diminution en France. Néanmoins, pour plusieurs polluants, les seuils réglementaires de protection de la santé sont parfois dépassés localement, et ce d’autant plus qu’avec la progression des connaissances, certains de ces seuils ont été abaissés.

► Dans les Pays de la Loire, contrairement à ce que pense la population, la qualité de l’air est globalement bonne et tend à s’améliorer. Néanmoins des épisodes de pollution aux particules fines sont régulièrement enregistrés sur le territoire régional en hiver et au printemps. L’analyse cartographique de la qualité de l’air met également en évidence des concentrations moyennes en particules fines et en dioxyde d’azote élevées à proximité des axes à fort trafic des principales agglomérations de la région. Plus ponctuellement, des dépassements des seuils d’information pour le dioxyde de soufre sont constatés à proximité des sites industriels, notamment en Basse-Loire ainsi que pour l’ozone en été lors de journées particulièrement chaudes et ensoleillées.
Pionnière en matière d’information sur les pollens, la région est dotée de trois Pollinariums sentinelles® (à Nantes Angers et Laval) qui permettent d’adapter la prise en charge des personnes allergiques. En 2013, 2 400 personnes étaient abonnées aux newsletters Alerte pollens ! des villes de Nantes et Laval.

Situation en France

Impact sur la santé

De nombreuses études épidémiologiques, toxicologiques et biologiques ont établi un lien entre la pollution atmosphérique et la santé, même pour des concentrations inférieures à celles enregistrées lors des pics de pollution. C’est pourquoi, bien que les émissions de substances toxiques dans l’air diminuent, les enjeux sanitaires liés à la pollution atmosphérique tendent à prendre de l’ampleur. L’amélioration des connaissances sur l’impact des différents polluants sur la santé, notamment à long terme, incite également à renforcer la vigilance vis-à-vis de la pollution chronique de l’air extérieur.

Deux types d’effets sanitaires ont été mis en évidence : des effets à court terme, qui surviennent quelques jours ou quelques semaines après l’exposition, et des effets à long terme, qui font suite à une exposition chronique sur plusieurs mois ou plusieurs années [1].
Une exposition de courte de durée à certains polluants de l’air est susceptible d’entraîner une irritation des muqueuses respiratoires se manifestant sous la forme de rhinites, de toux, voire de crises d’asthme. De nombreuses études ont également mis en évidence un lien entre pollution atmosphérique et problèmes cardiovasculaires.
Une exposition répétée ou continue sur une longue période à la pollution atmosphérique est également associée à une augmentation de l’incidence de l’asthme chez l’adulte, du cancer du poumon, de maladies cardiovasculaires, etc.
La pollution atmosphérique a été classée comme "cancérigène certain pour l’homme" par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ). Selon le Circ, les données scientifiques disponibles (épidémiologiques et de toxicité) permettent de conclure que l’exposition à la pollution de l’air extérieur provoque le cancer des poumons et favorise le cancer de la vessie [2]. Les particules de l’air extérieur et les gaz d’échappement des moteurs diesel ont également été classés "cancérigènes certains pour l’homme" par le Circ.

L’étude Aphekom menée dans neuf villes françaises et coordonnée par l’Institut de veille sanitaire (InVS) a estimé l’impact sanitaire de la pollution de l’air. Elle conclut que le respect de la valeur guide de l’OMS pour les particules de diamètre inférieur à 2,5 microns (PM2,5) permettrait de différer plus de 29 000 décès en moyenne par an dont près de 1 500 pour causes cardiovasculaires [3].

Chacun est concerné par l’exposition à la pollution atmosphérique, mais certaines personnes sont plus vulnérables : les enfants, les personnes âgées ou les personnes fragilisées par une pathologie préexistante (maladies respiratoires chroniques, asthme, maladies cardiovasculaires, etc.). Par ailleurs, les effets de la pollution atmosphérique seraient plus marqués pour les populations résidant à proximité des voies de circulation à fort trafic : 15 à 30 % des nouveaux cas d’asthme de l’enfant dans dix grandes agglomérations européennes de l’étude Aphekom pourraient être attribués au fait de résider à proximité de ces voies [4].

Enfin globalement, bien que le risque individuel soit faible, l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique peut être considéré comme important car l’ensemble de la population est exposée.

Principaux polluants et sources d’émission

La pollution atmosphérique est un mélange complexe de polluants, sous forme gazeuse ou particulaire. S’ils peuvent être d’origine naturelle, ces polluants sont surtout produits par les activités humaines. Une fois émis dans l’atmosphère, ils se déplacent selon les conditions météorologiques et la morphologie du site. Ils sont également susceptibles d’interagir pour former de nouveaux polluants. On distingue les polluants primaires, directement issus des sources de pollution (oxydes de carbone, de soufre, d’azote, etc.) et les polluants secondaires, issus de la transformation des polluants primaires dans la basse atmosphère, notamment sous l’action des rayons solaires et de la chaleur (ozone, particules et autres polluants photochimiques).

La principale source de polluants atmosphériques d’origine humaine est la combustion, qu’il s’agisse de combustibles fossiles (pétrole, gaz, charbon) ou de biomasse. Les autres sources anthropiques sont essentiellement les activités industrielles, mais l’agriculture et le traitement des déchets contribuent également à l’émission de polluants atmosphériques. En milieu urbain, le trafic routier, les industries urbaines et périurbaines et, en hiver, le chauffage constituent les principales sources de pollution [5].

Surveillance de la qualité de l’air

La Loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie (Laure) affirme le droit pour chacun de respirer un air qui ne nuise pas à la santé, et de disposer d’informations sur la qualité de l’air.

La surveillance de la qualité de l’air et l’information du public sont confiées par l’État à un réseau de 27 associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (Aasqa), regroupées au sein de la Fédération Atmo France.
Les Aasqa, dotées d’un maillage de stations de mesures réparties sur l’ensemble du territoire français (urbain, périurbain, industriel et rural) et d’outils de simulation, mesurent les polluants réglementés dans l’air ambiant, prévoient la qualité de l’air du lendemain et du surlendemain, simulent les évolutions à plus long terme et en informent la population et les décideurs. Elles participent ainsi aux dispositifs de gestion des alertes. Enfin, leur expertise contribue à améliorer la compréhension des phénomènes de pollution de l’atmosphère, et participe à l’aide à la décision dans les domaines "climat", "air" et "énergie".

Aujourd'hui, treize polluants (Fig1) font l’objet de normes définies par les réglementations française et européenne afin de protéger la santé humaine, y compris des personnes les plus à risque. Plusieurs valeurs réglementaires sont associées à chaque polluant : l’objectif de qualité à atteindre à long terme, la valeur cible à atteindre dans un délai donné et la valeur limite à ne pas dépasser. Des seuils déclenchant des procédures de recommandation et d’information, ou des procédures d’alertes, sont aussi fixés pour certains polluants. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a également défini des valeurs guides.
Du fait de l’évolution des connaissances sur les impacts sanitaires des polluants de l’air, les normes réglementaires de certains polluants ont été abaissées récemment. Pour certains polluants (NO2, PM2,5), la réglementation autorise l’atteinte progressive de la valeur limite. C’est pourquoi il peut être observé une augmentation du nombre de dépassements des valeurs limites ou des seuils d’information et d’alerte, malgré une diminution ou une stagnation des concentrations moyennes.

En France, globalement, la qualité de l’air s’améliore. Depuis la fin des années 1990, les émissions de nombreux polluants, toutes sources confondues, diminuent [6] [7]. La surveillance de la qualité de l’air montre ainsi une diminution des concentrations en SO2, NO2 et PM10 depuis les années 2000. Les concentrations en ozone mesurées dans l’air extérieur sont, quant à elles, globalement stables sur cette même période. De fortes disparités temporelles et spatiales sont toutefois observées. Par ailleurs, en 2013, les valeurs et seuils réglementaires ne sont pas respectés tout au long de l’année sur l’ensemble du territoire français.

Pollens et moisissures dans l'air ambiant

 

Situation en Pays de la Loire

Impact sanitaire de la pollution atmosphérique dans la région

Des évaluations d’impact sanitaire de la pollution atmosphérique ont été réalisées en 2013 à Nantes et au Mans conformément au Plan régional santé environnement [11]. Ces études viennent compléter celle menée à Angers, en 2010. Basées sur des données de pollution recueillies localement et sur un protocole national, ces études estiment l'impact sanitaire potentiel (nombre de décès évités et gain d’espérance de vie) d'une baisse de la pollution atmosphérique, toutes choses égales par ailleurs (Fig2) [12] [13] [14]. Ainsi, l’étude réalisée à Nantes montre qu’une réduction de 5µg/m3 du niveau de pollution de fond en PM2,5 permettrait d’éviter cent décès par an. Et l’impact sanitaire à court terme obtenu par une diminution des concentrations en PM10 et en ozone est de l’ordre de dix décès évités par an (Fig2).

Selon le Baromètre santé environnement Pays de la Loire 2014, la grande majorité des Ligériens pensent que la pollution de l’air extérieur s’aggrave et classent cette pollution parmi les principaux facteurs environnementaux présentant un risque élevé pour leur santé, tant au niveau collectif qu’individuel. Un tiers d’entre eux déclarent d’ailleurs avoir déjà ressenti les effets de la pollution sur leur propre santé [15].

Surveillance de la qualité de l’air dans la région

Air Pays de la Loire est l’association agréée par le ministère chargé de l’écologie et du développement durable pour surveiller la qualité de l’air dans la région et en informer la population. Le réseau de surveillance comprend 31 sites de mesures fixes répartis sur l’ensemble du territoire (urbain, périurbain, industriel et rural) et 12 sites de mesures indicatives (discontinues). Air Pays de la Loire élabore également des modélisations, des inventaires des sources et des campagnes de mesures ciblées visant à surveiller des zones spécifiques ou non couvertes par le réseau de mesures fixes, des nouveaux polluants, ou à évaluer l’impact d’une politique de réduction des émissions. Air Pays de la Loire a ainsi, par exemple, réalisé une étude "avant/après" la mise en service du tramway à Angers. Depuis mars 2015, une prévision quotidienne de la qualité de l’air est réalisée pour le jour même et le lendemain. Ainsi lors d’épisodes de pollution, les recommandations, et, si le seuil d’alerte est dépassé, les mesures réglementaires, sont diffusées de façon rapide et anticipée auprès de la population, et notamment les personnes sensibles, les autorités et les acteurs économiques.

En Pays de la Loire, la qualité de l’air en milieu urbain est globalement bonne et tend plutôt à s’améliorer. Ainsi, depuis dix ans, les concentrations moyennes annuelles mesurées dans les stations urbaines des sept plus grandes agglomérations de la région sont stables (O3) ou en baisse (NO2, PM10, PM2,5) (Fig3).
Par ailleurs, la situation régionale apparaît globalement favorable par rapport à la moyenne française. En effet, dans les stations urbaines de la région, les concentrations moyennes en NO2, PM10 et PM2,5 enregistrées en 2013 sont inférieures à celles observées au niveau national (Fig4). Ce constat est valable sur toute la façade atlantique (vents plus forts, absence de relief permettant une meilleure dispersion des polluants). Par contre, les masses d’air d’origine océanique ont des concentrations moyennes en ozone plus élevées augmentant le niveau de fond ambiant.

Globalement, les principales agglomérations de la région ont présenté de bons indices de qualité de l’air sept à huit jours sur dix en 2014 (Fig5).
Ces résultats témoignent d’une situation favorable des grandes villes de la région par rapport à d’autres agglomérations françaises.
Bien que les concentrations mesurées en polluants soient stables, la fréquence des jours présentant un indice de qualité de l’air "très bon à bon" a légèrement diminué ces dernières années. Cela résulte notamment de l’évolution du mode de calcul de l’indice de qualité de l’air, en lien avec l’abaissement des seuils d’information et d’alerte pour les particules.

Les concentrations moyennes annuelles en PM10 présentent une légère tendance à la baisse depuis 2007 et sont toujours inférieures à la valeur limite et à l’objectif de qualité (Fig6).
Le nombre de jours de dépassement des seuils d’information et d’alerte dans les sept agglomérations surveillées a significativement augmenté ces dernières années. Ainsi, moins de cinq jours de dépassement du seuil d’information et de recommandation étaient enregistrés chaque année entre 2008 et 2011, contre plus de 29 jours par an en 2012 et 2013. De même aucun dépassement du seuil d’alerte pour les PM10 n’avait été enregistré dans la région avant 2012 alors qu’une procédure d’alerte a été déclenchée en 2012 puis en 2013, et trois en 2014. Cette évolution apparemment défavorable résulte en fait de l’abaissement, en 2012, des seuils d’information-recommandation et d’alerte pour les particules de diamètre inférieur à 10 microns [16].

Depuis 2009, date de la mise en place d’une surveillance spécifique des particules de diamètre inférieur à 2,5 microns (PM2,5) dans les quatre agglomérations de plus de 100 000 habitants de la région, leur niveau de concentration est relativement stable (Fig7). Les conditions climatiques particulièrement clémentes de l’hiver 2014 ont même permis d’enregistrer une diminution sensible des concentrations en PM2,5 dans la région. Néanmoins, si tous les sites de mesure de ce polluant ont respecté la valeur limite pour la période 2009-2014, aucun n’a respecté l’objectif de qualité fixé à 10 µg/m3 en moyenne annuelle.

La concentration moyenne en ozone est globalement stable depuis dix ans (Fig8). Les seuils d’information-recommandation et d’alerte sont rarement dépassés, sauf en cas de fortes chaleurs. Ainsi en 2003, dix dépassements du seuil d’information ont été enregistrés.

Depuis 2004, l’ensemble des concentrations moyennes en dioxyde d’azote (NO2) mesurées sur les sites urbains de la région qui ne sont pas soumis à une source déterminée de pollution, respecte les valeurs limites (Fig9). Néanmoins, le NO2 étant principalement émis par la circulation automobile, des dépassements sont parfois enregistrés au niveau des stations de mesure situées à proximité des principaux axes de trafic routier. Les cartographies réalisées par Air Pays de la Loire dans les quatre principales agglomérations de la région montrent qu’environ 2 % des habitants qui résident à proximité des voies circulées, sont exposés à un dépassement de la valeur limite annuelle à Saint-Nazaire [17], Nantes [18] et Angers [19] et jusqu’à 6 % au Mans [20]. Par ailleurs, les concentrations moyennes en NO2 mesurées dans les sept agglomérations surveillées de la région tendent à diminuer depuis 2008.

Les rejets de dioxyde de soufre (SO2) ne sont mesurés qu’à proximité des sites industriels, notamment en Basse-Loire. Des dépassements du seuil d’information ont été enregistrés au cours des six dernières années, mais ils tendent à devenir moins fréquents (moins de 10 dépassements par an depuis 2008, contre plus de 15 les cinq années précédentes). Le seuil d’alerte n’a pas été dépassé pour ce polluant depuis 2005 (Fig10).

Les concentrations de particules biologiques allergisantes font l’objet d’un suivi dans cinq agglomérations de la région (Nantes, Le Mans, Angers, la Roche-sur-Yon et Cholet), dans le cadre du Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA). Par ailleurs, la région est dotée de trois Pollinariums sentinelles® (à Nantes, Laval et Angers).

Principaux polluants réglementés en France

Fig1 Principaux polluants réglementés en France

Source : Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie

Impacts sanitaires d’une diminution des niveaux de pollution de fond à Nantes, au Mans et Angers

Fig2 Impacts sanitaires d’une diminution des niveaux de pollution de fond à Nantes, au Mans et Angers

Sources : * Cire PdL (2013) - données 2007-2009 ; ** InVS (2010) - données 2005-2007

Évolution des concentrations en NO2, O3, PM10 et PM2,5 dans les stations urbaines

Fig3 Évolution des concentrations en NO2, O3, PM10 et PM2,5 dans les stations urbaines

Pays de la Loire (2004-2014)

Source : Air Pays de la Loire

Concentrations moyennes en NO2, O3, PM10 et PM2,5 dans les stations urbaines

Fig4 Concentrations moyennes en NO2, O3, PM10 et PM2,5 dans les stations urbaines

France, Pays de la Loire (2013)

Source : Air Pays de la Loire, Ministère chargé de l’écologie et du développement durable

Fréquence des indices de qualité de l’air (%)

Fig5 Fréquence des indices de qualité de l’air (%)

Pays de la Loire (2014)

Source : Air Pays de la Loire

Évolution des concentrations moyennes annuelles en PM10 dans les sept agglomérations surveillées et du nombre de procédures d’information et d’alerte dans la région

Fig6 Évolution des concentrations moyennes annuelles en PM10 dans les sept agglomérations surveillées et du nombre de procédures d’information et d’alerte dans la région

Pays de la Loire (2007-2014)

Source : Air Pays de la Loire

Évolution des concentrations moyennes annuelles en PM2,5 dans quatre agglomérations surveillées

Fig7 Évolution des concentrations moyennes annuelles en PM2,5 dans quatre agglomérations surveillées

Pays de la Loire (2009-2014)

Source : Air Pays de la Loire

Évolution des concentrations moyennes annuelles en ozone dans les sept agglomérations surveillées et du nombre de procédures d’information et d’alerte dans la région

Fig8 Évolution des concentrations moyennes annuelles en ozone dans les sept agglomérations surveillées et du nombre de procédures d’information et d’alerte dans la région

Pays de la Loire (2003-2014)

Source : Air Pays de la Loire

Évolution des concentrations moyennes annuelles en dioxyde d’azote dans les sept agglomérations surveillées

Fig9 Évolution des concentrations moyennes annuelles en dioxyde d’azote dans les sept agglomérations surveillées

Pays de la Loire (2004-2014)

Source : Air Pays de la Loire

Évolution du nombre de procédures d’information et d’alerte déclenchées pour le dioxyde de soufre dans la région

Fig10 Évolution du nombre de procédures d’information et d’alerte déclenchées pour le dioxyde de soufre dans la région

Pays de la Loire (2003-2014)

Source : Air Pays de la Loire

Définitions

BIOMASSE

Le terme de biomasse recouvre un ensemble de matières organiques susceptibles de dégager de l’énergie par combustion ou par transformation plus complexe. La biomasse désigne ainsi aussi bien le bois (sous forme de bûches ou de sciures) que les résidus de l’agriculture (paille, bagasse, etc.) de certaines industries (boues issues de la pâte à papier, marcs de raisin et de café, etc.) ou que les déchets ménagers organiques et les boues d’épurations.

INDICE DE QUALITÉ DE L’AIR (INDICE ATMO)

L’indice de qualité de l’air (aussi appelé indice Atmo pour les agglomérations de plus de 100 000 habitants ou IQA pour celles de moins de 100 000 habitants) caractérise de manière globale la qualité de l’air des grandes agglomérations. Il est déterminé à partir des niveaux de pollution mesurés au cours de la journée pour les principaux polluants atmosphériques (dioxyde d’azote, particules (PM10), ozone et dioxyde de soufre).
L’indice va de 1 à 10 et un qualificatif et une couleur lui sont associés.

OBJECTIF DE QUALITÉ

Niveau de concentration de substances polluantes dans l’atmosphère à atteindre à long terme, sauf lorsque cela n’est pas réalisable par des mesures proportionnées, afin d’assurer une protection efficace de la santé humaine et de l'environnement dans son ensemble.

POLLEN

Le grain de pollen est l’élément reproducteur mâle de la plante. Il est indispensable à la reproduction des plantes. Sa production en grande quantité permet également l’alimentation de nombreux insectes.
Tous les pollens ne sont pas allergisants. Pour provoquer une réaction allergique, les pollens doivent pouvoir entrer en contact avec les muqueuses humaines. Les pollens transportés par le vent (issus des plantes dites anémophiles) et de petite taille sont ceux susceptibles de provoquer les réactions allergiques les plus importantes. Certains pollens contiennent outre des allergènes, certains composés ayant des effets pro-inflammatoires aggravant la réaction allergique.
Des études récentes montrent que l’élévation des températures atmosphériques pourrait allonger les durées de pollinisation en avançant la date de début de pollinisation de nombreuses espèces. Par ailleurs, cette augmentation des températures, couplée à un accroissement des concentrations de CO2 dans l’atmosphère, pourrait rendre plus allergisants certains pollens comme ceux du bouleau ou de l’ambroisie.

SEUIL D’ALERTE

Niveau de concentration de substances polluantes dans l’atmosphère au-delà duquel une exposition de courte durée présente un risque pour la santé de l’ensemble de la population ou de dégradation de l’environnement justifiant l’intervention de mesures d’urgence.

SEUIL D’INFORMATION ET DE RECOMMANDATION

Niveau de concentration de substances polluantes dans l’atmosphère au-delà duquel une exposition de courte durée présente un risque pour la santé humaine des groupes particulièrement sensibles de la population rendant nécessaires des informations immédiates et adéquates.

VALEUR CIBLE

Niveau de concentration de substances polluantes dans l’atmosphère fixé dans le but d’éviter, de prévenir ou de réduire les effets nocifs sur la santé humaine ou sur l’environnement dans son ensemble, à atteindre, dans la mesure du possible, dans un délai donné.

VALEUR LIMITE

Niveau de concentration de substances polluantes dans l’atmosphère fixé sur la base des connaissances scientifiques à ne pas dépasser dans le but d’éviter, de prévenir ou de réduire les effets nocifs de ces substances sur la santé humaine ou sur l'environnement dans son ensemble.

Repères bibliographiques et sources

  1. [1] Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie. (2014). Améliorer la qualité de l’air extérieur. Agir dans tous les secteurs. 24 p.

  2. [2] Centre international de recherche sur le cancer. (2013). La pollution atmosphérique une des premières causes environnementales de décès par cancer, selon le CIRC. Communiqué de presse n° 221 du 17 octobre 2013. 2 p.

  3. [3] Declercq C, Pascal M, Chanel O, et al. (2012). Impact sanitaire de la pollution atmosphérique dans neuf villes françaises. Résultats du projet Aphekom. InVS. 33 p.

  4. [4] Pascal M, Medina S. (2012). Résumé des résultats du projet Aphekom 2008-2011. Des clefs pour mieux comprendre les impacts de la pollution atmosphérique urbaine sur la santé en Europe. InVS. 6 p.

  5. [5] Ademe, CNES, CNRS/INSU, et al. (2009). Les polluants de l’air extérieur. [En ligne].

  6. [6] Nicco L, Serveau L. (2014). Inventaire des émissions de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre en France. Séries sectorielles et analyses étendues. Format SECTEN. Citepa. 327 p.

  7. [7] Commissariat général au développement durable. (2013). Chiffres clés de l’environnement. Édition 2013. Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie. 64 p.

  8. [8] Anses. (2014). Avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail relatif à l’état des connaissances sur l’impact sanitaire lié à l’exposition de la population générale aux pollens présents dans l’air ambiant. 11 p.

  9. [9] Guillam MT, Antoine LC, Chevallier D, et al. (2010). Prévention des pollinoses : étude d’une intervention par information et mise sous traitement des patients. Revue française d’allergologie. vol. 50, n° 6. pp. 493‑500.

  10. [10]    ARS Pays de la Loire. Pollinarium sentinelle. [En ligne].

  11. [11] ARS Pays de la Loire, Dreal Pays de la Loire, Direccte Pays de la Loire, et al. (2010). Plan régional santé-environnement Pays de la Loire 2010-2013 : 10 actions pour un environnement favorable à la santé. 95 p.

  12. [12] Belchior E. (2010). Évaluation de l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique urbaine. Unité urbaine d’Angers. Impact à court et long termes. InVS. 27 p.

  13. [13] Loyer S, Penven F. (2013). Évaluation de l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique urbaine dans l’agglomération de Nantes, 2007-2009. InVS. 8 p.

  14. [14] Loyer S, Penven F. (2013). Évaluation de l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique urbaine dans l’agglomération du Mans, 2007-2009. InVS. 8 p.

  15. [15] ORS Pays de la Loire. (2014). Baromètre santé environnement Pays de la Loire 2014. 200 p.

  16. [16] HCSP. (2012). Pollution par les particules dans l’air ambiant : recommandations pour protéger la santé. 243 p.

  17. [17] Air Pays de la Loire. (2015). Agglomération de Saint-Nazaire. Cartographies de la qualité de l’air pour l’année 2013.

  18. [18] Air Pays de la Loire. (2015). Nantes Métropole. Cartographies de la qualité de l’air pour l’année 2013.

  19. [19] Air Pays de la Loire. (2015). Angers Loire Métropole. Cartographies de la qualité de l’air pour l’année 2013.

  20. [20] Air Pays de la Loire. (2015). Le Mans Métropole. Cartographies de la qualité de l’air pour l’année 2013.

  21. Les liens et sites internet mentionnés ont été consultés le 1er juin 2015.

Quid

Auteurs
Clara Galland, Dr Anne Tallec, ORS Pays de la Loire.
Remerciements
Merci pour leur contribution à Arnaud Rebours (Air Pays de la Loire), Aurélie Le Moullec (Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie) et Sabine Host (ORS Ile-de-France).
Financement
La santé observée est cofinancée par l’Agence régionale de santé et le Conseil régional des Pays de la Loire.
Citation suggérée
ORS Pays de la Loire. (2015). Pollution atmosphérique et santé. In La santé observée dans les Pays de la Loire.
Édition 2015.
10 p.

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