Définitions et sources

PACES (PREMIÈRE ANNÉE COMMUNE AUX ÉTUDES DE SANTÉ)

La première année commune aux études de santé s’adresse aux étudiants souhaitant passer les concours d'accès aux études médicales, en odontologie, maïeutique, pharmacie, et, dans certaines régions, en kinésithérapie. Les différentes filières proposent un tronc commun et des unités d’enseignement spécifiques.

PANEL D’OBSERVATION DES PRATIQUES ET DES CONDITIONS D’EXERCICE DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ

Médecins généralistes
La Drees, les URPS médecins et les ORS des régions participant (Pays de la Loire, Paca, Poitou-Charentes en 2015) ont constitué des échantillons représentatifs de médecins généralistes libéraux, qui sont interrogés, deux fois par an, par téléphone, pendant vingt minutes, pour recueillir leur opinion sur leurs conditions d’exercice et sur des thématiques de santé publique. Le panel comporte un échantillon national et des échantillons régionaux.
Une douzaine d’enquêtes ont été lancées depuis l’origine (2007) sur divers sujets : les emplois du temps, la vaccination contre la grippe H1N1, l’hospitalisation à domicile, le réseau professionnel, l’état de santé des praticiens, la vaccination, les recommandations professionnelles, la prise en charge de la dépression ou des personnes âgées dépendantes vivant à domicile ou en institution… Ces enquêtes font systématiquement l’objet de publications nationales, mais aussi régionales.

Autres professionnels de santé
Depuis 2012, la région des Pays de la Loire a mis en place, en complément du panel des médecins généralistes, un système d’enquêtes équivalent pour les chirurgiens-dentistes, les masseurs-kinésithérapeutes, les infirmiers libéraux (2012), et pour les pharmaciens titulaires d’officine (2015).
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PÔLE DE SANTÉ

Selon le Code de la santé publique (L6323-4), les pôles de santé assurent des activités de soins de premier recours au sens, le cas échéant de second recours, et peuvent participer aux actions de prévention, de promotion de la santé et de sécurité sanitaire. Ils sont constitués entre des professionnels de santé et, le cas échéant, des maisons de santé, des centres de santé, des réseaux de santé, des établissements de santé, des établissements et des services médicosociaux, des groupements de coopération sanitaire et des groupements de coopération sociale et médicosociale.
Les pôles de santé ont une définition proche de celle des maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP), avec la possibilité d’intégrer un réseau plus large d’acteurs, et notamment des établissements de santé et médicosociaux.

POLLEN

Le grain de pollen est l’élément reproducteur mâle de la plante. Il est indispensable à la reproduction des plantes. Sa production en grande quantité permet également l’alimentation de nombreux insectes.
Tous les pollens ne sont pas allergisants. Pour provoquer une réaction allergique, les pollens doivent pouvoir entrer en contact avec les muqueuses humaines. Les pollens transportés par le vent (issus des plantes dites anémophiles) et de petite taille sont ceux susceptibles de provoquer les réactions allergiques les plus importantes. Certains pollens contiennent outre des allergènes, certains composés ayant des effets pro-inflammatoires aggravant la réaction allergique.
Des études récentes montrent que l’élévation des températures atmosphériques pourrait allonger les durées de pollinisation en avançant la date de début de pollinisation de nombreuses espèces. Par ailleurs, cette augmentation des températures, couplée à un accroissement des concentrations de CO2 dans l’atmosphère, pourrait rendre plus allergisants certains pollens comme ceux du bouleau ou de l’ambroisie.

PRATICIEN HOSPITALO-UNIVERSITAIRE

Le statut des praticiens hospitalo-universitaires (médecins, pharmaciens, chirurgiens-dentistes), qui a été institué par l’ordonnance du 30 décembre 1958, reconnaît à ces professionnels une triple mission de soins, d’enseignement, et de recherche. Ces praticiens relèvent à la fois de l’université, et du centre hospitalier universitaire qui les emploient. Certains sont titulaires de leur emploi (professeur, statut dit de rang A, maître de conférences, statut dit de rang B) alors que les autres occupent un emploi non permanent (chef de clinique, assistant hospitalier…). Les enseignants de médecine générale relèvent d’un statut spécifique, dans la mesure où ils ne disposent pas d’une équivalence hospitalière, comme les autres spécialistes.

PRÉVALENCE

En épidémiologie, la prévalence désigne le nombre de personnes atteintes d’une maladie dans une population à un moment donné.

PROGRAMME DE MÉDICALISATION DES SYSTÈMES D'INFORMATION (PMSI)

Le Programme de médicalisation des systèmes d'information (PMSI) est un système de mesure médico-économique de l'activité hospitalière, qui repose sur l’enregistrement standardisé d'un certain nombre d'informations administratives et médicales lors de chaque prise en charge hospitalière.
Sont recueillies en général des données relatives :

  • au patient (âge, sexe, code postal de domicile),
  • à la durée du séjour,
  • au mode de prise en charge (mode d’entrée et de sortie, type d’hospitalisation [complète, partielle, en séances…], type d’unité médicale [réanimation…])
  • aux diagnostics (principal, associé…),
  • aux actes effectués pendant le séjour.

Ce système se décline selon des modèles spécifiques pour les activités de médecine-chirurgie-obstétrique (PMSI-MCO), soins de suite et de réadaptation (PMSI-SSR), hospitalisation à domicile (PMSI-HAD), et psychiatrie (Rim-P).
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PROGRAMME DE MÉDICALISATION DES SYSTÈMES D'INFORMATION EN MÉDECINE-CHIRURGIE-OBSTÉTRIQUE (PMSI-MCO)

Dans le PMSI-MCO, sont recueillis, pour chaque séjour, les éléments suivants :

  • caractéristiques démographiques du patient (âge, sexe, code postal de domicile),
  • durée du séjour,
  • mode de prise en charge (mode d’entrée et de sortie, séances…),
  • diagnostic principal, diagnostic relié et diagnostics associés, (codés selon la Classification internationale des maladies 10e révision, CIM10),
  • actes effectués au cours du séjour (Classification commune des actes médicaux, CCAM).

Le croisement des différentes variables vise à classer chaque séjour dans un Groupe homogène de séjour (GHS), qui détermine ensuite le niveau de remboursement du séjour par l’assurance maladie.
Les statistiques issues du PMSI concernent le plus souvent des séjours et non des patients : un patient hospitalisé à plusieurs reprises est comptabilisé autant de fois qu’il est hospitalisé. Il est possible toutefois, grâce au chaînage anonymisé des séjours, de repérer les différents séjours d’un même patient.
Sauf mention contraire, les données statistiques issues du PMSI reposent uniquement sur l'exploitation du diagnostic principal. Les séjours avec un GHM de séances (dialyse, chimiothérapie, radiothérapie, et autres traitements itératifs) ne sont en général pas pris en compte. Les séjours "des nouveau-nés bien portants" sont également exclus.
Les statistiques dites domiciliées désignent les séjours des habitants d’un territoire, quel que soit leur lieu d'hospitalisation. Les données enregistrées permettent de dénombrer les séjours effectués dans une zone géographique donnée, quel que soit l’origine géographique du patient.

PROGRAMME DE MÉDICALISATION DES SYSTÈMES D'INFORMATION EN SOINS DE SUITE ET DE RÉADAPTATION (PMSI-SSR)

Le PMSI-SSR concerne les activités de soins de suite et de réadaptation, les données étant recueillies chaque semaine, au sein d’un résumé hebdomadaire de séjour (RHS).
Quatre types de diagnostics sont enregistrés : la finalité principale de prise en charge, la manifestation morbide principale, l’affection étiologique et les diagnostics associés significatifs. Sont également recueillis : le niveau de dépendance du patient, les actes médicaux et de rééducation-réadaptation effectués, les temps d’intervenants...
Chaque RHS est classé dans un groupe médico-économique (GME), dans la perspective d’une tarification à l’activité sur le modèle du PMSI-MCO.